07 octobre 2011
LA COMÈTE ET LE CYCLONE

Une comète m'a heurté la tête.
Un cyclone voulait me clouer au sol.
Les turbulences de la vie ne sont pas drôles.
Et les douleurs qui m'assaillent sont une tempête....
Elles veulent m'extirper le cœur.
Elles m'ont privé ainsi de sommeil.
Mais le courage me revient tel un soleil.
Vaillante, mon âme a su évacuer la peur....

Cette comète n'a commis aucun dégât.
Ce cyclone voulait faire revenir les couleurs.
Ces turbulences feront chanter notre bonheur.
Et cette tempête fera valser mon désarroi....
Mon tendre Amour, tu es ma vie.
Tu sais, le destin nous a fait une fleur.
Mais j'ignore si la maladie aime les pleurs.
En revanche, les étoiles nous ont suivis....
Ô combien le ciel veut nous charmer.
Séisme en mon cœur qui voit tout en relief.
Et la lumière des amours y fera son fief.
Même la passion aura tant à nous enseigner....
La terre a percé le mystère des menhirs.
Heureux, les oiseaux se mettent à chanter.
Soyeuses, les fleurs voudront nous saluer.
Chut ! La lune saura comment les applaudir....

Mon Trésor, je sens ton parfum.
Du bonheur jaillit la trame de la sincérité.
Les nuages sont témoins de notre intimité.
Que les turbulences de la vie s'épuisent en chemin !
Jacques Corbehem
Le 7 Octobre 2011
Condé-sur-Escaut
03:17 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie
05 octobre 2011
L'AZUR DU BONHEUR
Le bonheur veut séduire le ciel.
La passion demeure un vaste univers.
Mes certitudes ont traversé le désert.
Cette moisson de mots apaisera les abeilles....

Le souffle du vent doit rester sage.
L'océan des amoureux est formidable.
La lumière des aveux fût indispensable.
Et le temps habillera de vertu ces sillages....
Les douleurs sont des missionnaires.
Au large salé, j'entends les trots de chevaux.
La terre veut s'évader au son d'un piano.
Pour l'éternité, elle restera bonne conseillère.
Les étoiles tapissent le ciel de nuit.
Elles rendent honneur aux amoureux.
Mon Trésor, je me fonds dans tes yeux.
Et l'azur du bonheur illuminera notre vie....

La passion fait mûrir les fruits des amours.
Les nuages nous laisseront toujours songeurs.
La trame de ces mots fait de toi mon protecteur.
Et, de grâce, la tristesse n'érigera jamais sa tour....
Mon bel Amour, je ne néglige rien.
Ton cœur restera à jamais ma boussole.
La ferveur de nos sentiments nous cajole.
Et la flamme de tes yeux embrasera ce refrain....
Ô combien la vie est semée d'embûches.
L'éclat du ciel voudrait nous tendre les bras.
Mon Amour, l'azur du bonheur nous reviendra.
Mêmes les abeilles s'ennuieront dans leur ruche....
Jacques Corbehem
Le 5 Octobre 2011
Condé-sur-Escaut
02:22 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie
03 octobre 2011
LES RAMEAUX DE LA VIE
Mon ciel a perdu ses repères.
Les couleurs de la vie ont disparu.
Les douleurs veulent prendre le dessus.
De ce désordre, je dois faire l'inventaire....

Ô combien le noir et le blanc m'inquiètent.
Les braises du courage doivent me réchauffer.
Mêmes les oiseaux me prouveront leur loyauté.
Les rameaux du cœur feront plaisir aux prophètes....
Mon tendre Amour, contes-moi une histoire.
La passion est un paysage qu'il faudrait peindre.
Les lueurs du désespoir devraient alors s'éteindre.
Et le charme des saisons ne sera jamais dérisoire....

Tu vois, la terre vient nous secourir.
Elle a su sécher les larmes de mon âme.
Elle voudrait tant qu'on retrouve notre calme.
Même le ciel s'impatiente de nous voir sourire....
Mon Amour, la vie est faite pour s'aimer.
Les couleurs sont ancrées en ma mémoire.
Tes yeux de miel chasseront ce cauchemar.
Désormais nos espoirs nous feront voyager....
Ces douleurs nous mettent la pression.
Notre terre nous envoie ce beau message.
L'issue de secours ne sera pas un mirage.
Elle fera flamboyer le ciel de nos émotions....

Les rameaux de la vie nous honorent.
Les sentiments de ton cœur sont ma rivière.
La lumière des aveux en oubliera le tonnerre.
Mon élégant Roi, ensemble, humons les aurores....
Jacques Corbehem
Le 3 Octobre 2011
Condé-sur-Escaut
NOTE DU WEBMASTER : dans le poème ci-dessus, on y parle beaucoup de couleurs ("les couleurs de la vie ont disparu", "ô combien le noir et blanc m'inquiètent", "les couleurs sont ancrées dans ma mémoire"). Ces phrases ont un sens particulier quand on sait que l'auteur est atteint d'une maladie évolutive incurable qui lui fait aussi perdre la vue dont il ne perçoit désormais que des ombres en noir et blanc et que toute couleur est disparue de son paysage.
03:18 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie

