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15 septembre 2010

LES SILENCES MEURTRIERS

Le cancer cherche à me dompter.
Je suis suivi par de nombreux médecins.
J'ignore les résultats des tests sanguins.
Vos silences seront toujours meurtriers....

La peur vient envahir mon âme.
Aurai-je la force de tout supporter ?
Je prends un bol d'air pour m'oxygéner.
S'enfuir devant la vérité serait un drame....

Le destin devrait porter des chaussures !
Je veux l'entendre lorsqu'il sonnera à ma porte....
Que puis-je oublier sans réagir de la sorte ?
Seul l'Amour peut et pourra panser mes blessures....

Mon Amour, jamais je ne baisserai les bras.
Le vent peut souffler : je mangerai de la confiture.
Qui oserait sourire devant mes meurtrissures ?
Je crie stop, avant de livrer d'autres combats....

Jamais le ridicule ne tuera quelqu'un.
Refuser les soins serait suicidaire.
Dans un rocher, j'y graverai mes prières.
Je sais : les douleurs font notre quotidien....

À ce jour, dites-moi ce qu'est une urgence ?
Entrez dans les détails : ils me seront précieux.
Taureau de signe, je lis la passion dans tes yeux.
Mon Amour, le soleil ne prendra pas ses distances....

Le cancer cherche à tort à me dompter.
Les mots des médecins sont aussi des canules.
Nous humons les aurores et les crépuscules.
Les silences moissonneront les vérités....

Jacques CORBEHEM
Le 15 Septembre 2010
Condé sur l’Escaut

17:51 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie

14 septembre 2010

CLICHÉ D'UN JOUR

La pluie et le vent n'épargnent personne.
Cet été fût si capricieux : il arrive à sa fin.
Donnons du pain à tous ceux qui ont faim.
Les épis de blé se soucieront des automnes....

Mon bel Amour, les saisons sont confuses.
Elles déplorent le soleil qui danse un tango.
Soudain il se montre, pour se cacher aussitôt.
Voudrait-il faire cavalier seul ? Non, je le refuse....

Le soleil a épousé les quatre saisons.
Le vent vient flirter avec chacune d'entr'elles....
Les nuages ont appris les nuances du ciel.
Alors, tombera la pluie pour mille raisons....

Les vaches des prairies sont nobles.
Leurs bouses servent souvent d'engrais.
Les querelles n'ont pas trouvé leur quai.
Le mauvais temps en fâchera les vignobles....

Les satellites recueillent des renseignements.
Ils étudient la cause du réchauffement climatique.
La lune et les étoiles se confieront aux romantiques.
La terre en taira sa peur tant que soufflera le vent....

Cliché du jour que tu m'as offert, mon bel Amour.
Sur ton visage perle une larme : elle est mon étoile....
Mes yeux ont appris de toi ta vie, ô combien cruciale.
Nos cœurs illumineront les carrefours....

La pluie et le vent ne charment personne.
Je pourrais te conter les heures qui t'arrachent à moi.
Sur un quai de gare, je me blottirai dans tes bras.
Les épis de blé en oublieront les automnes....

Jacques CORBEHEM
Le 14 Septembre 2010
Condé-sur-Escaut

17:46 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie