11 juin 2010
LES COULOIRS DU SILENCE
Les grabataires doivent se taire.
Ils n'ont pas le droit de se parfumer.
Les médecins sont pleins de préjugés.
Je ne fais pas partie de ceux qui se terrent....

Homophobes ou pas, ils doivent me soigner.
Mes souffrances ignorent les évidences du jour.
Mon âme blessée se confie à toi, mon Amour.
Jamais je ne pourrai changer mes priorités....
La terre souffre. Et mon âme aussi.
Je n’aurai pas besoin de morphine.
L'humeur du vent se montrera câline.
Elle voudrait ainsi alléger nos soucis....
Dans le couloir du silence, je pleure.
Les canyons admirent les précipices.
La lune et les étoiles sont complices.
Il est vrai que les pathologies me font peur....

Nous sommes les victimes de leur maladresse.
Mon Amour, où est passée la poule aux œufs d'or ?
Nous voulons que se referme la boîte de pandore !
Le lilas nous embaume toujours jusqu’à l’ivresse....
Le soleil comprendra nos souffrances.
Mon homme, je t'aime : cela n'est pas un crime.
Les montagnes nous charmeront avec leurs cimes.
Auprès des rivières, notre vie aura un sens.
Jacques CORBEHEM
Le 11 Juin 2010
Condé sur l'Escaut
17:58 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie
10 juin 2010
L'IVRESSE DU VENT
Les nuages cachent un soleil paresseux.
J'ai l'impression qu'ils construisent un escalier.
Mon corps frissonne tant j'ai de choses à oublier.
Tout devient flou. Et je ne veux me montrer furieux....

Pourtant les orages sont imminents.
Le ciel peut comprendre mes faiblesses.
Le vent souffle : il me montre son ivresse.
Sa force respectera tous nos sentiments....
Mon Amour, tu le sais, sans toi je ne suis rien.
Les éléments chercheront toujours à s'exprimer.
Jamais les fleurs ne voudront nous voir pleurer.
La chaleur d'un sourire réchauffera nos liens....
Les oiseaux viendront nettoyer ta couronne.
La lune et les étoiles ont compris nos rêves.
Les amours clandestins prendront la relève.
Mon chéri, tes yeux pétillent et rayonnent....

Je serai le clergé pour défendre notre foi.
Nos cierges allumés livreront leur confiance.
La courtoisie des mots offrira son élégance.
Le jour et la nuit, je pense à toi, mon tendre Roi....
Saches que notre bonheur est immuable.
L'ivresse du vent pourra ainsi nous enlacer.
Nos cœurs emplis de joie voudront se cajoler.
Jamais les rumeurs ne seront négociables....
Mon Amour, les nuages forment un escalier.
Nous savons que le paradis se trouve là haut.
Tu voulais une chanson, et naissent ces mots.
Les orages pourront tomber sans se soucier....
Jacques CORBEHEM
Le 10 Juin 2010
Condé sur l'Escaut
17:52 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie
09 juin 2010
LA PUBESCENCE DES FLEURS
Sur notre lune veut pousser un arbre.
Cet arbre n'apprécie pas la négligence.
Ses feuilles chercheront leur indépendance.
Alors les mots se graveront dans le marbre....

Mes yeux veulent revoir les horizons.
Le cristal est un luxe qui restera frigide.
Nos douleurs découvriront la chrysalide.
Elles feront naître de jolis papillons....
Jamais ne s'éteignent le soleil et la lumière.
Les toubibs ont oublié le serment d'Hippocrate.
Pourtant ma peur ne fait pas de moi un acrobate.
Le vent pourra comprendre ainsi mes prières....
Les tiges de nos fleurs gardent leur pubescence.
Nos chagrins verront s'écouler toutes les rivières.
Ce coup de grisou me rappelle les villes minières.
Mon bel Amour, souviens-toi de notre adolescence....

Je voudrais me baigner dans l’océan.
Pour l'heure, s'exprime notre tristesse.
Puisse la vie se vivre dans l'allégresse !
Main dans la main, nous marcherons droit devant....
Notre façon d'aimer dérange le Vatican ?
Mon élégant Roi, demeurons magnanimes.
Ils ignorent que l'amour est plein de vitamines.
Le soleil me manque. Pourtant il nous surprend....
Notre lune est d'une humeur grivoise.
Elle nous sourit et nous restons sous le charme.
Notre monde devrait déposer toutes ses armes.
Les étoiles s'en montreront pantoises....
Jacques CORBEHEM
Le 09 juin 2010
Condé sur l'Escaut
17:42 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie

