14 avril 2010
LA TERRE N'EST PAS RANCUNIÈRE
La terre n'est pas rancunière : elle nous le prouve.
Regardes, mon Amour : les arbres sont en fleurs.
Nos regrets se sont envolés. Et flâne le bonheur.
Le vent fera valser nos bambous qui se retrouvent....

Tu as su tailler notre forsythia sans peine.
Pourtant, je sais que tu aimes peu le jardinage.
Mon bel Amour, je reconnais ainsi ton courage.
Il est limpide et coule telle une fontaine....
La fraîcheur du vent nous fait frissonner.
Les saisons se confieront toujours entr'elles.
De ces nuances, un peintre en ferait une aquarelle
Et tous mes mots ne cherchent qu'à t'aimer....
Jamais notre terre ne sera rancunière.
Les vagues océanes veulent nous rafraîchir.
Les falaises ne comprendront pas nos désirs.
Mon Amour, tu as même embrassé mes paupières....

Ensemble nous réfléchirons à notre devenir.
Alors tes regards illumineront notre vérité.
Et les étoiles scintilleront en toute loyauté.
À l'orée du bois, les oiseaux auront un avenir....
Je ne partage pas les oracles du Vatican,
Le lieu où seul Dieu comprendra nos confessions.
Notre Amour survivra devant leurs indignations.
De liberté ne nous en priveront pas ces éléments....
Notre Amour chantera dans la Basilique.
Je ferai barrage pour contrer les menaces.
La terre n'est pas rancunière : elle se surpasse.
Et la lune se passionnera des amours authentiques....
Jacques CORBEHEM
Le 14 Avril 2010
Condé sur l'Escaut
18:03 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie
12 avril 2010
JE RESTERAI BIEN DROIT

Je resterai bien droit, tel un obélisque.
Nombreux sont les secrets des pyramides.
Mon trésor, séchons nos yeux humides.
La lune aime les amours romantiques....
Des cathédrales résonnent les carillons.
Tous les Polonais sont éprouvés par un deuil.
Un drame. Puis d'un arbre tombe une feuille.
Les capitales de chagrin se découvriront....
Les phénix admirent l'alignement des menhirs.
Tout le monde sera surpris de cette nouvelle,
Et les nuages recouvriront le bleu du ciel.
Jamais les oiseaux ne sauront nous mentir ?

Oh ! Entends-tu les cloches de la Basilique ?
Mon Amour, elles nous sont de réconfort.
Les chants et les orgues seront en accord.
Nous sommes sous le charme de cette musique....
La joie illuminera notre conviction.
Nos incertitudes laisseront des traces.
Jamais personne ne pourra prendre ta place.
Et dans nos yeux perlera la compassion....
Ô combien sont gourmands nos baisers !
Le bonheur apprend tout des saisons capricieuses.
Et, confiantes, nos âmes deviendront ambitieuses.
Alors, les étoiles scintilleront, et ce pour l'éternité....
Je m'inclinerai comme la tour de Pise.
Nous rendrons ainsi hommage au soleil.
La vie est précieuse : elle nous émerveille.
Et nos regards resteront sous son emprise....
Jacques CORBEHEM
Le 12 Avril 2010
Condé sur l'Escaut
18:15 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie

