12 mars 2010
PRENDS MES DEUX MAINS
Mes regards devinent un ciel peu ensoleillé.
Je sors un instant pour y respirer son air pur.
Tous les oiseaux gazouillent : ils me rassurent.
Enfin arrive le printemps. Et les fleurs vont pousser....
Les paons pourront courtiser leur promise.
Leur plumage colorié est une somptueuse robe....
Je connais leur chant joyeux qu'il lance à l'aube.
Et de la saison des mamours s'élèvera leur franchise....
Mon Amour, viens avec moi : très loin, je t'emmène.
Ne pourrions-nous pas nous embrasser sur un ponton ?
Je voudrais tant que tu puisses découvrir mes horizons.
Et tu reconnaîtras mes passions : elles nous entraînent....
La lune aime les océans qui accueillent les vents.
Et se retire la mer laissant derrière elle un lagon
Sur lequel, je t'apprendrai à nager en une leçon.
Alors, prends mes deux mains, et vas de l'avant....
Nous éprouverons toujours ce besoin d'évasion.
Nous ne resterons pas enfermés sous un chapiteau.
Mon bel Amour, nous naviguons sur le même bateau.
Et persisteront nos rêves qui s'éprennent d'illusions....
En dépit du vent, je prends un bol d'oxygène.
Je devais protéger les fleurs que tu m'as offertes.
Rassures-toi, mon trésor, mon âme reste ouverte.
Et se brisera la chaîne afin que tournoient les manèges....
Un coup de fusil retentit : se monte ma révolte.
Je défie l'ignorance et la cruauté des chasseurs.
La forêt recouverte d'arbres adore les voyageurs.
Alors chanteront les oiseaux surveillant notre récolte....
Elle sera faite de fruits tendres et bien mûrs.
Les lys et les iris se préserveront des mauvaises herbes.
Pour toi, mon Amour, je multiplierai les mots et les verbes.
Et tu es mon unique diamant, mon ouverture....
Jacques CORBEHEM
Le 12 Mars 2010
Condé sur l'Escaut
18:23 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie
10 mars 2010
LE NAUFRAGÉ
Du large nous viennent les vents salés.
Ma passion se rafraîchira sous son emprise.
Le naufragé que je suis retrouvera ses balises.
Et je plongerai dans les vagues des marées....

L'océan voudrait écouter le chant des mouettes.
Il me sert de guide pour accoster dans un autre port.
Mes certitudes ont dérivé : elles rejettent les remords.
Et frissonnent les étoiles qui sont restées muettes....
J’aimerais tant dévoiler tous leurs secrets.
Nombreuses furent les sirènes qui ont lancé un appel.
Il ne fût pas entendu. Et ma voix s'élèvera vers le ciel.
Alors elle y décryptera le refrain de mes regrets....
Pourtant je pleure sous cet amas de nuages.
J'ai compris le charme des grands silences....
Ils s'égareront face aux recherches de la science.
Je ne peux taire ma tristesse qui n'est pas un présage....

Maman, tu viens d'être hospitalisée en urgence.
Ta santé décline. Et nos cœurs sont désorientés.
J'aimerais tellement sentir ta main pour la serrer.
Et mon corps lance son ancre en quête de confiance....
La rose des vents refuse mes interrogations.
Elles tourbillonnent au gré du temps qui passe.
La chaîne des “pourquoi” en devient une menace.
Mon Amour, tu pourras comprendre mes indignations.
Mon chagrin fait naufrage en plein ciel.
Alors la lune s'en montrera plus discrète....
Et la neige sur les vallées en sera distraite.
Consoles-moi, mon trésor : enfin reviendra le soleil....
Jacques CORBEHEM
Le 10 Mars 2010
Condé sur l'Escaut
18:28 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie
09 mars 2010
LES FLEURS DU JARDIN
Nos cœurs, unis pour la vie, vivent leur passion.
Elle sera toujours attisée par des feux de braise.
Les nouvelles du monde n'ont pas le goût de fraise.
Elles sont affreuses. Nous réclamons une récréation....

À peine parti, mon Amour, déjà je pleure, tel un enfant.
J’éteins la radio pour ne plus entendre ses nouvelles.
Elles font barrage à notre bonheur. Et en perlera le ciel....
Le printemps tarde à venir : nous l'attendrons sagement.
Les catastrophes battent tous les records.
Les médias s'en empareront en relatant les faits.
Les éléments retrouveront-ils leur havre de paix ?
Pourtant la lumière vaut son pesant d'or....
La pollution et le nucléaire détruisent notre planète.
Il ne faut pas être stupides pour tout comprendre.
Les dommages causés ne pourront pas se défendre.
Les vents ont su s’exprimer. Du meilleur, je le souhaite....

Mon trésor, ces faits déstabilisent nos cœurs.
Nous planterons nos dahlias dans notre jardin.
Les erreurs devront ainsi rebrousser leur chemin.
Le chagrin est vénéneux. Mais pousseront nos fleurs....
Les notes du vent se sont ainsi gravées
Son chant fût vertigineux : il a érodé les roches.
Puissions-nous ensemble lui en faire le reproche ?
Alors nos larmes pourront toutes se sécher....
Mon Amour, les éléments n'ont peur de rien.
Une éclipse viendra pour éblouir les étoiles....
Elles demeureront amoureuses : elles sont loyales
Et les pétunias embelliront nos lendemains....
Jacques CORBEHEM
Le 9 Mars 2010
Condé sur l'Escaut
18:25 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie

