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01 octobre 2006

ÉTERNEL ASILE

Que croire au crépuscule d'un soir où, sur un arbre, perce une lune
Venue me conter, s'essoufflant, la vie et la mort sous des regards abattus ?
Et où se retranchent, craintivement, nos cœurs sans espérance aucune.

Plus meurtrier, vos silences me confirment des étoiles inconnues,
Sourdes et muettes. Cette nuit devient exploratrice du besoin des rêves,
Mutilant ainsi l'amertume coléreuse et ignorée des passions méconnues....

Et nos âmes innocentes puisent dans cet éternel asile sans trêve,
Refoulant ses larmes, que j'en implore à la plus mystérieuse des lunes
De nous montrer le chemin, celui où les nuages du désespoir y crèvent....

Les mots sont dénués de sens car personne n'écoute nos élans de tristesse.
Sous nos yeux épuisés par le chagrin, entraînant avec lui leur fardeau,
Plongés dans un océan pour s'y alléger sous une vague éprise de délicatesse....

Et stupéfait suis-je resté de rencontrer, dans les profondeurs de ces eaux,
Les mollusques et permis d'y voir les merveilles de certains petits coquillages,
Telle une huître qui se ferme, où s'incrustent des parasites montés à son assaut....

Fuyons ces céphalopodes, charmeurs aisés, prédateurs pour en épurer leurs sillages.
Car je vous aime. Tant j'en recherche ma terre d'asile pour y mourir. Et, sans lueur,
Ma vie devient impossible. Et je ne veux pour artifice les teintes de votre maquillage....

Gronde alors le tonnerre venu dénoncer un orage pour y faire sangloter nos cœurs.
À l'horizon, une tempête se prépare, balayant sur son passage le seuil de nos demeures.
La pluie vient arroser nos jardins d'où la lune a disparu. Et je vois menacer nos fleurs.

Les mots ne répondent aux attentes du souvenir qui dévoilent les pleurs de nos promesses.
Et s'insurge le vent sous nos écarts de conduite. Et je courbe le dos endolori par nos amours.
Rien est à perdre des élans de sagesses, tel un fleuve se déverse à la mer, le soleil étant de retour....

Jacques CORBEHEM
Le 01 Octobre  2006
Condé sur Escaut

01:21 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie

27 septembre 2006

COMME UN VOLCAN

Comme un volcan en éruption, mon cœur mélancolique,
Voit se répandre la lave de mes larmes sur nos terres éperdues.
Dans la solitude que tu m'infliges encore, mon amour méconnu,
De ces rhyolites laissant pour traces mes humeurs nostalgiques....


Comme un géologue venu pour explorer mon cœur vulnérable,
Se dévouant corps et âmes. Devenu le protecteur de nos sentiments,
Recouverts de magma où se défendent louanges et sans compliments,
Dédouanés volontairement par tes plaintes à t'en rendre honorable....


Comme un volcan s'asphyxiant, le souvenir vient effriter mes roches.
Déversant ainsi son basalte brûlant les injustices incomprises à ce jour.
Telle laisse-t-il son empreinte. Puisses-tu la conserver à jamais mon amour...
Sur ce plateau de souffrances et l'étendue de ma peine se meurt le reproche..

zin fin 8.jpg

Le reproche qui ne devrait exister, car j'ai reçu une balle perdue.
Mon amour, tu te trouveras la force pour gravir ce conduit de cheminée
Où tout espoir de vie est possible. Deviens un des géologues passionnés,
Se nourrissant des mystères de la nature, recouverts de diplômes reconnus....


Dans ce volcan cherchant à s'endormir, on peut y découvrir la noblesse...
Pour vivre intensément notre bonheur chavirant, car on ne veut en mourir
Sans avoir vécu harmonieusement notre amour cherchant à s'épanouir....
Et nous menace, sous nos élans de passion, l’orage des éclats de promesses....


Du cratère de ce volcan, mon cœur, tu comprendras mon besoin de t'aimer...
Naufrageant des vapeurs et des fumées où s'éloignent tes paroles et s'y cachent
Sous une couverture imbibée de nos larmes, où de lourdes tristesses se fâchent...
Et naissent les nuages offensés sous nos yeux, s'attardant d'être enfin pardonnés....


Au pied de ce volcan, mon amour, je voudrais voir ton cœur embraser mon ciel...
Ce goût de liberté te criblant et t'empoisonnant de complexes à venir t'en plaindre.
Mon amour, j'ai tout entendu, tu as peur de vieillir, je le conçois. Au pire de craindre,
Je hurle, car tu m'oublies dans tes délires. Je t'aime et j'ai besoin de toi. Ô mon soleil....

JACQUES DÉSIRÉ
27 SEPTEMBRE 2006
CONDÉ SUR L'ESCAUT

23:41 Publié dans Essai poétique | Tags : poésie